Ce jeu a pour thème la mort, la perte, la famille, mais aussi la joie d’être ensemble, la résilience et l’acceptation.
Ce jeu est à tendance feel good, ce qui signifie que malgré toutes les casseroles, engueulades et chouines possibles, les joueureuses sont invités à tendre vers une fin positive.
Catherine de Saint Gervais, à la tête de la Fondation du même nom, a façonné le monde de l’art contemporain depuis plus de 40 ans. Elle était de toutes les biennales, a conseillé George Pompidou lors du projet Beaubourg et a inspiré Yves Saint Laurent.
Elle était une femme bien née, d’une de ces grandes familles bourgeoises catholiques du XVIe arrondissement. Mais, elle était surtout une avant-gardiste, une femme libre, une femme de tête, une femme d’autorité. C’est cette Catherine que tout Paris viendra pleurer lors de ses funérailles du lundi 20 février 2010. Les faire-parts sont envoyés, les nécrologies sont publiées, tout est prêt.
Mais dans l’intimité de la maison familiale, on se prépare à veiller l’autre Catherine. Non pas la mondaine, mais la mère, la grand-mère, celle qui est le cœur de la famille de Saint Gervais, depuis toujours. Ses enfants, d’abord : Charles, Anne, Étienne, Marielle. C’est Anne qui a tout organisé. Être là, ensemble, comme quand ils étaient enfants. Rien que tous les quatre. Et Nathalie, parce qu’Anne ne se sent pas d’affronter tout ça sans sa meilleure amie. Et François, parce qu’il est son mari. Tous les six donc. Ils se connaissent depuis tellement longtemps… Les petits-enfants sont également attendus : Paul, Victoire, Antoine, Céleste, Andréa, et Nathan, le mari de Victoire.
La veillée funèbre est un rite important. C’est le moment de se recueillir, de faire ses adieux. C’est aussi l’occasion de se retrouver tous ensemble dans cette maison.
Depuis combien de temps ne s’étaient-ils pas retrouvés, vraiment, tous ensemble ?
Heureusement, pas de squelette dans le placard, à peine quelques ossements épars.
La famille de Saint Gervais est une famille unie. Une famille soudée. Dysfonctionnelle par essence. Mais rien qui ne soit insurmontable.
Aujourd’hui, c’est l’heure d’affronter la réalité de la mort, d’entamer le deuil, de retrouver les siens, même ceux que l’on apprécie moins, voire que l’on redoute. Le temps est à la tristesse, à l’acceptation, aux confidences, au pardon, à la résignation, à l’empathie et au rire parfois, presque saugrenu. Le moment est venu de renouer des liens, d’en réaffirmer certains, d’en découvrir d’autres, d’en couper, peut-être.
Chacun prépare son petit sac, sa valise. “ Pas de noir, a dit Anne, mais toujours de l’élégance ”. Pas de noir donc. Chacun se met en route. Tous seront à l’heure, Anne a beaucoup insisté. Tous viendront.
“ Pour Catherine ”.
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